Sciences et droits de l’homme


L’objectif de ce colloque est de réfléchir aux relations diverses qui unissent les droits de l’homme à la science et aux techniques. L’approche des sciences et techniques à la lumière des droits de l’homme place le respect de ces derniers au cœur de la notion de développement et des stratégies mises en œuvre par la communauté internationale pour relever les défis mondiaux. En 1997 Kofi Annan les intégra dans les missions, gestion et méthodologies du développement employées par les Nations Unies. De son côté, le Conseil économique et social des Nations Unies créa à la fin des années 1990 la Commission des Sciences et techniques pour le développement afin de donner une impulsion particulière à ce dernier. En effet, le droit au développement est un droit inaliénable de l’homme en vertu duquel toute personne et tous les peuples ont le droit de participer et de contribuer à un développement économique, social, culturel, environnemental et politique dans lequel tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales puissent être pleinement réalisés. Les sciences et les techniques peuvent être difficilement dissociables du droit au développement. En tant que « pouvoirs-savoirs », les sciences et les techniques interrogent en permanence le droit au développement et les droits de l’homme. Mais depuis le rapport Brundtland, le droit au développement doit être compris comme un développement durable, autrement dit, encadré et soutenable. Le respect des droits de l’homme prend toute sa place dans ce contexte. Il n’existe pas pour l’heure de définition universellement acceptée de l’approche des sciences et techniques fondée sur les droits de l’homme. C’est pourquoi nous voudrions aborder ici la question des rapports qu’entretiennent le droit, les sciences et les techniques avec les Droits de l’homme.

Ce contenu a été mis à jour le 22 August 2016 à 12 h 27 min.